Hana : son histoire

Le point de départ : l’idée

Hana, ma fille qui a aujourd’hui six ans en avait presque trois, quand j’ai imaginé cette pièce : celle qui décrit sans doute le mieux l’esprit de ma marque.

A cette époque, je jouais beaucoup aux LEGO® avec mon fils ainé et ça a été le déclic : des petits jouets qui s’imbriquent pour ne former qu’une seule construction mais qui seules, existent aussi.
Je me dis que ça serait génial de faire avec la même chose avec des bagues. Je rêve depuis un moment de créer des bijoux qui puissent s’associer, sans être soudés à jamais. Je ne supporte pas l’idée des choses figées mais il me faut un point de départ…

Donner vie à une idée par l’artisanat

J’ai une obsession pour les diamants de taille marquise. L’histoire, la forme, j’aime tout autour de cette forme. Alors, je veux créer un motif. Je m’empresse d’en parler à mon artisan qui les interprètent… et ça fonctionne. La « Hana » est née, puis la « Hana bis » (car elle est ornée de deux pierres) qui vient se poser et s’imbriquer sur la première, qui n’a, elle, qu’un diamant au centre, et ainsi de suite, autant qu’on le souhaite : c’est presque sans fin. Les Hana et Hana Bis se superposent pour ne créer qu’un seul bijou.

La création paraît facile mais, il n’y a rien de plus délicat et périlleux que d’inventer une pièce simple. On va travailler dans le détail et avec minutie : les angles de la bague pour l’étirer, puis les flans, les aspects plats et légèrement bombé. C’est comme pour une petite robe noire ou une chemise blanche : il y a tellement de modèles aujourd’hui sur le marché et pourtant, c’est ce qu’il y a de plus difficile à trouver. Tout est dans les détails : la coupe et la matière première…

C’est un coup de foudre quand je les découvre. Je peux même vous dire ce que je portais ce jour-là. A peine je les essaie que je ne veux plus les quitter. C’est décidé : ces 3 bagues sont à moi. J’y vois ma famille. Le symbole est trop fort.

J’ai un rapport affectif tellement puissant avec cette nouvelle ligne que ça me paraît impossible de la présenter à des clients. Je voulais choisir celles et ceux qui la portent.
Il y a une part de moi dans cette ligne. Il m’a fallu plusieurs années pour me sentir prête à la partager.

Le sens et le symbole derrière l’objet

Les anneaux se ressemblent, mais sont différents. Ils n’ont pas les mêmes dégradés de volume, par exemple. Plus encore : pour s’imbriquer, ils ont besoin d’être différents. Ils sont complémentaires, comme les membres d’une famille. Ils peuvent se porter seuls, être indépendants. Et s’unir de nouveau. Aussi souvent qu’on en ressent le besoin.
La symbolique de cette superposition est si belle, si parlante et si universelle que mes clientes s’offrent souvent une nouvelle Hana à chaque grande étape de leur vie : fiançailles, mariage, la naissance de leur premier enfant, celle du second...
La pièce peut être portée par une jeune femme de 18 ans, qui s’offre son premier bijou, comme par une dame, plus mûre, ou encore, par un binôme mère-fille qui se font ce cadeau pour symboliser leur lien, et chaque fois, je la redécouvre. Ces femmes la portent toutes différemment. Elles insufflent leur âme dans le bijou. L’objet est habité par la personne, il ne prend pas le pas sur la personnalité. Que ce soit l’histoire de ton couple ou ton parcours personnel, ce sont des bagues qui incarnent une universalité et qui touchent en plein cœur.

Symbolique, évolutive... Hana dégage aussi ce quelque chose qui réconforte et protège, tel un talisman. Oui, ça apaise, ça console, ça encourage de faire rouler ses bagues sous ses doigts, de les sentir sur soi et de les toucher en pensant à ses proches quand on traverse un moment compliqué.
Un dernier adjectif pour qualifier Hana ? Elle est « Festive », assurément. Littéralement même. Puisqu’Hana signifie « allégresse ». Il y a quelque chose de très festif dans le fait de porter plusieurs de ses bagues. On a le droit de ne pas être sérieux avec les bijoux, on a le droit de briller et on le mérite.

Et parce que je ne suis pas du genre à m’arrêter à mi-chemin, j’ai enrichi la ligne Hana d’un bracelet semainier, qui rappelle les gros bijoux bruyants de ma mère et de ma grand-mère, ceux qui disent « Je suis là » et, telle une armure, rendent invincibles.
Avec la ligne Hana, bracelets et bagues d’une extrémité à l’autre de la main, comme un arbre qui aurait d’une part ses racines, de l’autre ses branches en fleurs, j’ai voulu rendre

@leilabuecher
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